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Les troubles musculo-squelettiques : c'est quoi ?

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Les TMS sont le résultat d’un déséquilibre entre les sollicitations biomécaniques et les capacités fonctionnelles de l’opérateur dans un contexte de travail où, le plus souvent, les marges de manoeuvres de l’opérateur s’amenuisent.

 

Les troubles musculo-squelettiques (TMS) regroupent un grand nombre d’affections survenant au niveau des éléments anatomiques qui permettent à l’homme de se mouvoir et de travailler. Ils résultent d’un déséquilibre entre les capacités fonctionnelles et les exigences de la situation de travail notamment lorsque les possibilités de récupération sont insuffisantes (hypersollicitation). Elles touchent les tendons, les muscles, les nerfs et les articulations au niveau du cou, du haut et bas du dos, des épaules, des bras, des mains et des membres inférieurs .

Ces pathologies sont bien connues pour certaines d’entre elles (tendinites, syndrome de vibration main - doigt…). Elles sont à l’origine de douleurs de plus en plus gênantes (engourdissements, picotements, gêne fonctionnelle…).

Non soignées, elles peuvent avoir des conséquences graves pouvant aller jusqu’à une incapacité de travail

 

Pourquoi les TMS progressent ?TMS sur le corps humain

Avec une progression de 20 à 50 % par an, les TMS constituent la première cause de maladie professionnelle reconnue (75 %) en France. De l’industrie aux services, tous les secteurs d’activité sont aujourd’hui touchés.

Malgré l’automatisation d’un nombre croissant de tâches, les travaux exigeant des gestes répétés sous forte contrainte de temps restent répandus, voire se développent dans de nouveaux secteurs d’activité. Les temps de récupération peuvent être compressés et l’organisation du travail laisse peu de marge de manoeuvre. Ces maladies bénéficient également d’une plus grande médiatisation et donc d’une meilleure connaissance par les salariés. Le corps médical et les institutions représentatives du personnel y sont davantage

Pourquoi s’en préoccuper ?

Ils représentent un grave problème de santé au travail partout dans le monde et touchent plusieurs millions de travailleurs en Europe. Au-delà de la souffrance humaine, ils sont à l’origine de déficits fonctionnels gênant l’activité professionnelle. Ils constituent de, ce fait, un lourd fardeau économique pour la société à la fois parce que ce sont les maladies professionnelles les plus fréquentes mais aussi parce qu’ils sont à l’origine d’un important absentéisme et donc d’une perte d’efficacité pour l’entreprise (remplacement, perte de qualité et de productivité, perturbations dans l’organisation du travail). Sans compter les difficultés de reclassement d’un salarié atteint…

Quels sont les facteurs de risque ?

Maladies du geste et des cadences, des positions pénibles, des délais rigoureux et du stress : les facteurs de risque sont nombreux et très fréquemment imbriqués, on les retrouve quels que soient le secteur d’activité…

On peut citer de façon non exhaustive :

 

  • Les facteurs biomécaniques, liés au poste de travail (force, répétitivité, postures, vibrations, rotation du tronc, position assise prolongée…),
  • Les facteurs organisationnels, liés à l’organisation et à l’environnement de travail (possibilité de contrôle, clarté de la tâche, relations interpersonnelles...),
  • Les facteurs psychosociaux (contenu du travail, pression temporelle, climat social, absence d’autonomie…),
  • Les caractéristiques personnelles (âge, sexe, état de santé, style de vie),
  • Les facteurs extraprofessionnels.

 

Des solutions existent… A la fois en amont mais aussi en aval de la mise en place de process de travail. Elles passent par une prise de conscience du risque, une analyse des postes de travail, une démarche participative dans l’élaboration des solutions, une information, des formations… Ces solutions ne sont enfin pas synonymes de perter de productivité.

 

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